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Le complexe de super woman

Dernière mise à jour : août 10

Le concept de « complexe de superwoman » trouve sa source dans un article de l’éditorialiste américaine Judith Serrin paru en 1976. Une « nouvelle maladie féminine », dit-elle, se répand avec la généralisation du travail des femmes.

Symptôme : double journée.

Agent parasitaire : sentiment de culpabilité.

Pronostic : épuisement programmé.

Séquelles : perte de confiance en soi

Le diagnostic est posé : le « complexe de superwoman » empêche les femmes de jouir pleinement des satisfactions de la vie professionnelle et de l’indépendance qui doit aller avec car partout où elles sont, elles ont le sentiment de ne pas être là où elles devraient et elles ont l’impression de ne faire les choses qu’à moitié.




Super woman confinée et en télétravail

Presque 50 ans plus tard, exacerbé par le confinement et le télétravail, la tendance au perfectionnisme des femmes est toujours d’actualité et les effets que cela produit sur leur bien-être, leur parcours personnel et leur destinée professionnelle sont toujours ravageurs.


Leurs missions ?

Être la clé de voûte du bien-être familial, une bonne mère, une épouse au top, une fille dévouée ; au bureau, elles doivent prouver qu’elles ne prennent pas leur travail pour un hobby, à la maison, que la famille reste leur priorité et à l’extérieur proche, que l’on peut compter sur elles (amie, confidente).


Être sur tous les fronts et ne décevoir personne !

S’autocensurer et ne s’autoriser à s’accomplir individuellement qu’à condition d’avoir satisfait aux obligations « de manager le quotidien ».


Mais Super woman s'oublie

Dans cette course à la perfection, n’oublient-elles pas un détail ?

Si, elles s’oublient elles-mêmes ; elles sont tout simplement en train de se faire passer après tout le monde.

Mais attention, il arrive même que la locomotive se fatigue, se frustre, s’énerve, voire casse… trop épuisée à tirer les wagons derrière.


Ça vous parle ?


Mais alors comment échapper à ce syndrome qui touche une majorité de femmes ?

Voici quelques pistes à creuser.


Un moment à vous chaque semaine

Imposez vous un moment pour vous chaque semaine : coiffeur, massage, soins, pilâtes, yoga, resto entre copines, balade en forêt, ciné ; une activité rien que pour vous, rien que du plaisir, sans culpabiliser !


Gérer les urgences

Apprendre à gérer les urgences et mettre son entourage au diapason. Apprendre aux ados qu’un sms non répondu dans les minutes suivantes ne mérite pas trois relances en moins de 15 minutes ; habituer son M+1 que lorsqu’un dossier est à produire pour le vendredi, il n’est pas nécessaire de prendre des nouvelles tous les deux jours, on saura l’interpeller si soucis.


Définir les priorités

Gérer les priorités, savoir organiser ses activités en fonctions de leur caractère urgent et important ; un conseil, pensez à la matrice d’Eisenhower pour identifier simplement ce qu'on laisse tomber, ce qu'on délègue ou ce sur quoi on se concentre de suite.


Savoir déléguer

Ne pas imposer sa façon de faire lorsqu’une aide se manifeste pour ne pas décourager les meilleures volontés.

A la maison comme au bureau, apprendre à déléguer, à faire confiance et lâcher prise.


Dire NON

Apprendre à dire non parce que savoir dire non, c’est se dire oui à soi-même, oui à son bien-être, oui à ses envies, oui à ce qui nous nourrit réellement.


Altruisme et gratitude

Etre altruiste, se faire du bien en faisant du bien, trouver du sens dans le lien aux autres, surfer sur des émotions positives, ressentir de la gratitude ; reconnaitre vos chances plutôt que vos malheurs et entretenir une vision plus positive de la vie, plus positive de vous-même.


En clair, préférez l’égoïsme au perfectionnisme pour votre meilleure bien-être.


Extrait : Site EVE, Marie Donzel

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